14 Apr

26 mars, La Ferté St Aubin, UFOLEP, VICTOIRE

Publié par arnaud-savoure

Un long déplacement dans le loiret ce samedi, pour éviter les orages de dimanche qui sont annoncés.

 

Le parcours est tout plat, légèrement valonné en fôret avec du vent de face. 4x16 km, promis aux sprinters.

 

Le départ est rapide, les soubresauts d'attaque permanents, rien ne se décante, tout le monde se courre après, c'est complètement débridé!

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A l'amorce du dernier tour, je décide d'attaquer franchement face au vent, 1 km à fond, seuls les costauds suivront, les ratons sauterons.

 

Je sors donc, seul, personne ne reviens, je maintiens mon effort. Un groupe tente de sortir. Mais ils ne reviennent pas. Je suis à 40-42km/h. Je tente le gros coup, maintenant c'est jusqu'au bout.

 

L'effort est intense, le souffle brûle, le sang dans la bouche...Ne pas se déconcentrer, se retourner un peu, mais je me retourne beaucoup. 8km de l'arrivée, toujours ces  200m d'avance. Ils vont pas se relever!!!

 

J'attrappe enfin la grande route au rendement meilleur, à bloc 45-50kmh, ils faudra vraiment qu'ils s'entendent pour revenir. Toujours rester concenté, je pense à mes enfants qui m'attendent sur la ligne, à ma femme (les fleurs...), à mes potes du club, et surtout que je suis en train de réaliser un truc, il ne faut pas être repris. Appuyer encore et encore, je me concentre sur mes rotations, tirez-poussez, l'autre jambe aussi!!!

Arrêter de se retourner, mais c'est plus fort que moi, j'ai tellement peur d'échouer si près. Relancer encore, debout, les cuisses font mal, le souffle devient plus saccadé, impossible de se cacher sur ses grandes routes. Ils sont encore là, à 200m. Je sais ce qui  se passe : attaque, je te regarde pour tu fasses l'effort, non toi, moi non, pourvu que cela se passe comme d'habitude.

 

Encore deux km, un seul en fait,  car le dernier je vais le savourer.

 

Appuie encore, rond, tire-pousse sur ton nouveau vélo , fais-lui honneur c'est un vélo de pro, il est habitué à aller vite. L'arrivée arrive, un bruit. C'est le peloton, je suis revu c'est perdu. Je me retourne. Non. Personne. C'est cette peur de perdre qui m'assaille. Accélère encore, malgré la douleur, tu fais un truc, encore, encore, encore, le seul mot qui m'accompagne désormais.

Encore, encore,encore, pour t'offrir une superbe victoire.

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Je me relève et je me bouscule, le public se réveilla, quelle bonne habitude.

Sur moi, la chair de poule s'èleva, je sais que c'est pour moi,quelle bonne habitude.

Ce bruit, ce transforme en frissons, quelle bonne habitude.

Arrivée, je lève les bras, quelle bonne habitude.

 

C'est pour moi un exploit, le goût de la victoire qui m'échappe depuis deux ans me reviens en bouche. C'est tellement bon.

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